Depuis trois semaines environ, la question des ouvriers de la mairie de Ouagadougou fait couler beaucoup d’encre et de salive. Des attroupements, des grèves et conférences de presse se succèdent, tantôt par des indignés, tantôt par l’administration municipale, chacun apportant sa version des faits.
Au cours d’une sortie médiatique le 26 avril dernier, l’administration municipale en se prononçant sur le sujet soutient que seulement les ouvriers qui ont travaillé et qui ont été pointé recevront leur dû. Et quant à ceux qui ont observé un arrêt de travail pendant deux mois et qui n’ont effectué aucune tâche, l’administration ne dispose d’aucun moyen légal pour les payer.
Suite à cette déclaration de la mairie centrale de Ouagadougou, la réaction des occasionnels ne s’est pas faite attendre. Le lendemain, les ouvriers, à travers une marche de protestation de la brousse du travail à l’hôtel de ville de Ouagadougou, s’insurgent contre les propos de l’administration municipale. C’est dans cette tractation que le Haut conseil du dialogue social a jugé nécessaire, après avoir été saisie d’enclencher un processus de consultation afin de mieux comprendre la situation dans le fond et dans la forme.
Salif Sangaré, vice-président du HCDS
Ayant été à la base du recrutement de ce personnel dit occasionnel de la mairie centrale de Ouagadougou, Simon Compaoré a été l’invité du Haut conseil du dialogue social, ce 28 avril 2021. « C’est son éclairage que nous avons sollicité, nous estimons que l’expertise national que les anciens responsables ont, est nécessaire pour nous, pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette situation… » a expliqué Salif Sangaré, vice-président de l’institution par ailleurs président de la commission médiation et dialogue social.
Selon alors l’’ancien maire Simon Compaoré, il n’a été sollicité que pour donner des informations relatives à la base du recrutement de ces occasionnels. Toutefois, il dit resté convaincu que la crise pourrait connaitre un dénouement favorable si les belligérants s’asseyaient autour de la table pour discuter.
Sibila DABILGOU
Infobf.net