Au sortir du Conseil des ministres , le ministre d'État en charge de l'administration territoriale a indiqué que le projet de loi adopté interdit désormais l'érection d'un édifice religieux quelque soit sa forme dans les services publics, à l'exception des formations sanitaires, des établissements pénitentiaires, des casernes et camps militaires.
Par ailleurs, ce projet de loi prévoit des dispositions relatives aux nuisances liées à l'exercice du culte, il responsabilise les communautés religieuses et leur faîtière, notamment à travers la mise en place d'organe de contrôle des prédications.
Aussi, il faut noter que le projet de loi institut des sanctions administratives et pénales dissuasives ainsi que des dispositions transitoires permettant une mise en conformité progressive.
Selon le ministre, "ce projet de loi marque une étape importante dans la consolidation de notre modèle de laïcité fondée à la fois sur notre liberté religieuse, la responsabilité collective et le respect de l'ordre public."
Lionel KABORÉ
Infobf.net