Protection des enfants en conflit avec la loi : Des journalistes en atelier à Ouagadougou sur cette problématique Spécial

samedi, 01 août 2026 14:29 Écrit par  Salamata NIKIEMA/Infobf.net Publié dans La Une

Le mercredi 29 juillet 2026, l’association LYDIE a organisé un atelier de renforcement des capacités des hommes et femmes de médias sur la protection des enfants en conflit avec loi au Burkina Faso.

L’objectif général de cet atelier c'est d'outiller les acteurs du monde des médias sur les questions relatives aux enfants en conflit avec la loi afin de susciter davantage la production de contenus médiatiques, contribuant à leur protection et à la prévention de la délinquance juvénile au Burkina Faso.

Ainsi, durant une demie journée, les journalistes ont eu droit à des communications sur des sujets comme "le cadre juridique et les principes de protection de l’enfance"; "cadre juridique applicable aux enfants en conflit avec la loi" ; sur "les états des lieux des enfants en conflit avec la loi" ; "les facteurs favorisant la délinquance juvénile"; ou encore sur "les mesures de réinsertion sociale entreprises et défis et sur le rôle et responsabilités des acteurs des médias dans la protection des enfants en conflit avec la loi".

Pour la directrice de la justice juvénile, représentante du secrétaire général du ministère de la justice, Hema Adélaïde Paré/Ky, les contenus et informations diffusées par les acteurs des médias impactent réellement dans la lutte contre la délinquance juvénile et interviennent positivement avec les enfants en conflit avec la loi.

IMG-20260810-WA0027Hema Adélaïde Paré/Ky, représentante du secrétaire général du ministère en charge de la Justice 

Selon elle, ces enfants, “c’est vrai qu’ils ont commis des erreurs à un moment donné de leur vie et étaient en porte-à-faux avec les règles de la société mais on doit leur venir en aide”. Avant d’ajouter que le concour des médias à travers les messages et sensibilisation, peut contribuer à leur réinsertion sociale de sorte qu’à leur sortie de prison ou des centres, qu’ils puissent intégrer la société comme s’ils n'avaient pas commis d’infraction”.

Parlant de bonnes pratiques, le facilitateur Safanikatié Séré, Inspecteur de Garde de sécurité pénitentiaire, chef de cabinet du directeur général, a souhaité que chacun se pose les questions telles que "cette information protège-t-elle l’interêt supérieur de l’enfant ou pas ?" ou encore, "cette publication ne risque-t-elle pas de compromettre sa réinsertion ?" et "ai-je obtenu les informations auprès de sources fiables ?", etc.

Pour lui , il faut toujours songer à donner la parole aux spécialistes et là il suggère que les analyses soient enrichies par les interventions des professionnels en la matière.

IMG-20260810-WA0029Safanikatié Séré, Inspecteur de Garde de sécurité Pénitentiaire (facilitateur)

Pour conclure, l’inspecteur précise que les enfants en conflit avec la loi demeurent avant tout des enfants dont les droits doivent être garantis.

Il est convaincu que les médias occupent une place stratégique dans cette dynamique et que par leurs écrits, traitements de l'information et respect des droits de l’enfant, ils peuvent énormément contribuer à changer les perceptions et la lutte contre la stigmatisation et travailler à promouvoir une culture de protection de l’enfant au Burkina Faso.

 

Salamata NIKIEMA

Infobf.net 

 

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.